Qu’est-ce que l’arthrose de la hanche ?
L’arthrose de la hanche, ou coxarthrose, est une usure progressive du cartilage de l’articulation coxo-fémorale. C’est l’une des formes d’arthrose les plus fréquentes, touchant environ 10 % des personnes de plus de 65 ans. Le cartilage, qui agit comme un amortisseur entre la tête du fémur et le bassin, s’amincit progressivement, entraînant douleurs et raideurs.
Les symptômes à reconnaître
Le premier signe est généralement une douleur au pli de l’aine, qui peut irradier vers la cuisse ou le genou. Cette douleur est d’abord mécanique : elle apparaît à la marche, s’atténue au repos. Progressivement, elle peut devenir persistante, y compris la nuit. La raideur matinale, durant moins de 30 minutes, est un autre symptôme caractéristique. Enfin, une boiterie peut apparaître, ainsi qu’une limitation des mouvements (difficulté à enfiler ses chaussettes, à monter en voiture).
Comment établir le diagnostic ?
Le diagnostic repose sur trois éléments :
- L’examen clinique : le médecin évalue la mobilité de la hanche, recherche les points douloureux et mesure le périmètre de marche.
- La radiographie : c’est l’examen de référence. Elle montre le pincement de l’interligne articulaire, les ostéophytes (becs de perroquet) et les géodes.
- L’IRM ou le scanner : réservés aux cas douteux ou pour le bilan pré-opératoire.
Les traitements non chirurgicaux
Avant d’envisager la chirurgie, plusieurs options existent :
- Kinésithérapie : renforcement musculaire et entretien de la mobilité.
- Médicaments antalgiques et anti-inflammatoires : paracétamol, AINS, en cures courtes.
- Infiltration de corticoïdes : soulagement rapide mais temporaire (quelques semaines à quelques mois).
- Viscosupplémentation : injection d’acide hyaluronique pour lubrifier l’articulation.
- Perte de poids : chaque kilo perdu soulage la hanche de 3 à 5 kilos de pression.
Quand opter pour la prothèse ?
La prothèse totale de hanche est proposée lorsque les douleurs deviennent invalidantes au quotidien, que le périmètre de marche est inférieur à 500 mètres et que les traitements médicaux ne suffisent plus. Les résultats sont excellents : plus de 95 % des patients sont satisfaits 5 ans après l’intervention. Aujourd’hui, les techniques mini-invasives permettent une récupération plus rapide et un séjour hospitalier raccourci à 2-3 jours.
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